Vocabulaire 

Analyse documentaire


Responsable du centre de ressources documentaires multimédia le prof-doc assure sa mise à disposition en vue de son exploitation (cf. circulaire de mission 13 mars 1986).
Le prof-doc doit « apprivoiser »[1] ces ressources, les discipliner afin d’éviter une surinformation ou sous information.
Cette « opération intellectuelle est préliminaire à toute indexation. Elle consiste à repérer et à sélectionner les données caractéristiques du contenu de l’entité éditorial ou de l’unité documentaire, à les extraire et à les exprimer en mots clés ». [2]
Par cette analyse, le document primaire donne donc naissance à un document secondaire afin d’en faciliter l’accès.
Analyse doc = résumé + indexation
L’analyse documentaire doit répondre aux attentes des utilisateurs.
"Il [le bibliothécaire] ne parle pas pour lui-même mais pour la communauté qu’il sert"[3]
Pour compléter cette proposition de définition, voir le site Savoirs CDI « Méthodologie de l’analyse documentaire » de Marie-France Blanquet
http://savoirscdi.cndp.fr/metier/prepconcours/Blanquetresume/blanquet.htm
et l’ouvrage Les techniques documentaires de Jacques Chaumier dans la collection Que sais-je ?
[1] Cf. Michel Mélot dans La Sagesse du Bibliothécaire
[2] Cf. Introduction à l’indexation d’Alexandre Serres http://www.uhb.fr/urfist/Supports/Indexation/IndexationLexique.htm
[3] Cf. Michel Mélot dans La Sagesse du Bibliothécaire

Opération intellectuelle visant à identifier les informations contenues dans un document ou un ensemble de documents et à les exprimer sans interprétation ni critique, sous une forme concise et précise telle qu’un résultat d’indexation, un résumé, un extrait. Le but en est de permettre la mémorisation, le repérage, la diffusion ultérieure des informations ou du document source.

Banque de données

Ensemble de données relatif à un domaine défini des connaissances, généralement organisé et structuré en base de données pour être offert aux utilisateurs (JO). On distingue les banques de données bibliographiques (références de documents primaires, avec ou sans résumés), les banques de données iconographiques (images fixes ou animées, à ne pas confondre avec le mode image), les banques de données textuelles (texte intégral complet ou partiel de documents primaires), ou de type GED (document complet au format original), les banques de données numériques (données chiffrées, plus ou moins structurées) et multimédia.

Base de données

Ensemble de données structuré, généralement en champs, organisé en vue de son utilisation par des programmes correspondants à des applications distinctes (JO) (gestion, recherche, tri, cartographie…). Ce regroupement structuré de données, géré par un système de gestion de base de données (SGBD) se réalise de manière à faciliter l’évolution indépendante des données et des programmes..


Bulletinage


Enregistrement (ou pointage) des publications en série au fur et à mesure de leur arrivée permettant le suivi, la gestion des périodiques.
Catalogage
- action de réaliser un catalogue afin de faciliter les recherches des utilisateurs
- description les éléments extérieurs d’un document (éléments physiques) en fonction de normes, permettant de l’identifier.
Normes utilisées :
Z 44-050 / Z 44-073 pour les monographies
Z 44-063 pour les publications en série
Z 44-082 pour les ressources électroniques
Voir Savoirs CDI
Cette description (titre, auteur, éditeur…) aboutit à la constitution d’une notice catalographique (document secondaire)
L’ensemble des notices forme le catalogue.

Capacité


Aptitude à comprendre, apprendre, agir.
C’est un ensemble d’aptitudes que l’individu développe dans une situation d’apprentissage.
Une capacité permet le transfert d’une discipline à une autre.
Ch. Hadji donne pour exemple de capacité : organiser son travail, traiter des informations.
3 critères pour identifier une capacité (à ne pas confondre avec compétence) :
- elle ne peut être évaluée, car difficile à observer en situation
- elle est transversale
- elle peut être visée par un apprentissage mais sa construction reste hypothétique.Elle se cultive, se développe tout le temps.
=> capacité = habileté transversale et décontextualisée.
Les capacités doivent conduire l’élève à l’autonomie.
Exemple : s’informer, analyser, communiquer, traiter, réaliser, apprécier, contrôler.
P. Meirieu : une capacité est une activité intellectuelle stabilisée et reproductible dans des champs divers de la connaissance.

Catalogue


Ensemble des notices d’un fonds documentaire rédigées selon des normes.
Nicolas Dompnier* propose certaines pistes pour que « le catalogue du CDI en ligne devienne le véritable levier de la politique documentaire de l’établissement » :
- une meilleure visibilité sur le Net. Peu de catalogues sont accessibles par Internet et les moteurs ne sont pas capables de voir l’intégralité d’Internet (web profond).
- une mutualisation nécessaire (ex. : le CDI de la cité scolaire de Grenoble ).
Nouvel élan des catalogues par le biais des flux RSS.
La fonction du catalogue :
- d’indiquer la localisation des documents, tandis que la bibliographie les recense sans les localiser
- d’avoir une connaissance du fonds (ensemble des collections).
- élément de médiation entre le lecteur et le document.
Un catalogue électronique ou OPAC (online public access catalog) permet la consultation à distance.
*DOMPNIER, Nicolas, Le guide de l'enseignant documentaliste: de la politique documentaire aux environnements numérique.


Chaine documentaire


« Ensemble des opérations de collecte, de traitement et de diffusion réalisées par un service de documentation». (Le Métier de documentaliste, JP Accart et MP Réthy. Editions du Cercle de la Librairie, 2003).
La chaine documentaire comporte 10 opérations articulées entre elles :
- opération d’entrée (phase matérielle) : analyse des besoins, recherches de ressources, sélection, acquisition, enregistrement, catalogage
- opération de traitement (phase intellectuelle) : analyse documentaire (résumé, indexation du contenu)
- opération de sortie (phase mécanique) : stockage (classer et mémoriser dans la base), diffusion, contrôle feed-back (satisfaction de l’utilisateur)

Ensemble des opérations successives de sélection/collecte, de traitement, de mise en mémoire et de stockage, et de diffusion de documents et d’informations.

Classification

Langage documentaire permettant l’organisation d’un ou plusieurs domaines de la connaissance en un système ordonné de classes et sous-classes. Différents critères peuvent être choisis pour différencier les classifications : le mode de division et de structuration (classification à facettes) ; la notation décimale ou alphanumérique ; la couverture des domaines de la connaissance traités (CDU ou Dewey) ; leur structure et organisation (classification hiérarchique), etc.

Facette : catégorie non thématique permettant l’organisation d’un ensemble de notions, en fonction de leur nature propre ou du point de vue sous lequel on les considère.


Collection

Publication en série, quel que soit son support, regroupant des documents (monographies ou périodiques) ayant chacun son titre particulier et réunis sous un titre d’ensemble. La durée de parution et le nombre de parties ne sont pas déterminés à l’avance. Une collection peut être numérotée ou non. Elle peut comprendre des sous-collections ou être divisée en sections. Elle est identifiée par un ISSN.


Collection

Regroupement volontaire de documents, d’objets, d’informations de provenance diverses, rassemblés en raison de la similitude d’un ou de plusieurs de leurs caractères.

Compétence

Définition AFNOR : mise en oeuvre de capacités, en situation, qui permet d'exercer convenablement une fonction ou une activité.


C’est organiser et utiliser un ensemble de savoir, de savoir-faire et de savoir être permettant de réaliser une opération, une activité dans un contexte donné.
Elle a un caractère global et implique des capacités.
Elle est observable et évaluable dans un contexte donné.
Ex. interroger une base de données.
Elle désigne le système de règles intériorisé qui permet par exemple de comprendre et de produire un nombre infini de phrases inédites.
Ph. Perrenoud : une compétence se caractérise par la capacité de mobiliser ses ressources pour agir efficacement dans un type de contexte (savoir lire = compétence technique, devenir lecteur = compétence culturelle).
Le socle commun présente 7 grandes compétences décomposées chacune en connaissances, capacités et attitudes. (Problème flou conceptuel qui entoure l’idée de compétence. Concept qui vise à remplacer celui du savoir).

Compétence transversale
Apparue dans les programmes de 6e en 1996, ce concept souligne la complémentarité des apports des disciplines (car remise en cause du découpage des savoirs disciplinaires).
ex. de micro compétence transversale : maitriser l’ordre alphabétique.

Quelques explicitations de la définition précédente d'après DEVIS DUCLOS, Sylvie, et al - Les professeurs documentalistes - Sceren CRDP Orléans Tours – 2006 – 264 p. – Le Livre Bleu :
La compétence est une combinaison reliant des savoirs conceptuels, des savoirs-faire, des savoirs socio affectifs et des savoirs méta cognitifs, dans un contexte donné (problème spécifique, tâche particulière). Elle est caractérisée par 3 principes :
Elle est observable, donc repérée et distinguée des autres pour être évaluée dans un comportement identifiable. Une compétence est acquise quand le problème auquel elle se rapporte est résolu. C’est le niveau le plus concret.
Elle est contextualisée. La compétence ne prend de sens que dans une situation particulière où les questions du « comment », « quoi » et pour quoi » sont expérimentées. La compétence prend alors sa dimension opératoire (sert à réaliser un but) et spécifique à cette situation.
Elle combine et articule les différents types de connaissances : les savoirs (déclaratives) et les savoirs-faire (procédurales). Elle donne ainsi aux procédures une signification et aux notions un aspect tangible. 

Connaissance

A souvent 2 origines : l’expérience (personnelle) et l’information (externe).
P. Duplessis distingue :
- la connaissance procédurale, ex. utiliser les entrées d’un ouvrage imprimé (index, sommaire, ordre alpha.) en faisant préciser à l’élève quelle entrée il a emprunté.
- la connaissance déclarative, ex. l’élève apprend a différencier index et sommaire, il peut même apprendre ce qu’est un index, un sommaire.
 
Exemple (source : Construction d’un référentiel de compétences info-documentaires. Apports didactiques et enjeux professionnels. Pascal Duplessis)

Compétence générale
Compétence spécifique
Connaissance procédurale
Connaissance déclarative
Savoir extraire une information dans un document
Se repérer dans un document
Utiliser les entrées du document
Différence entre les notions de document et d’information
Index
Sommaire

 
Y. Jeanneret : une connaissance est l’aboutissement du travail intellectuel, qui se mesure au fait qu’il est transférable et peut être investi. 

Didactique

Théorie et méthode d’enseignement, visant à instruire
- processus d’enseignement systématique, méthodique et volontariste, impliquant une transformation mesurable du sujet par transmission de connaissances dans une discipline donnée. (Annette Béguin)

Didactisation : transposer en savoirs scolaires certaines notions issues de sciences universitaires – pour les profs doc : les sciences de l’information communication – tout en s’assurant de la pertinence des choix effectués au regard des pratiques sociales de référence. (Jean Louis Martinand - Connaitre et transformer la matière : des objectifs pour l'initiation aux sciences et techniques - 1986. Cité dans Les Professeurs Documentalistes, le livre bleu) 

 

DSI : Diffusion Sélective de l'Information


Elle consiste à alerter périodiquement un utilisateur ou un client de l'apparition de nouvelles informations relevant de ses centres d'intérêt.
Information : éléments de connaissance susceptible d’être représenté à l’aide de conventions, pour être conservé, traité ou communiqué (JO, 28/11/1980)

Fourniture personnelle, systématique et périodique d’informations qui répond, pendant un temps déterminé, à une demande d’information correspondant à un domaine d’intérêt. Il existe des profils standards prédéfinis par les fournisseurs d’information ou des profils personnalisés construits à la demande précise d’un usager. Les logiciels documentaires permettent de sauvegarder une ou plusieurs équations de recherche, exécutables périodiquement. Les services dits « push » utilisent ces méthodes et offrent en plus à l’utilisateur la maîtrise de l’abonnement/désabonnement au service ainsi que le choix des sources et les termes de recherche.

Document

du latin docere, enseigner quelquechose à quelqu'un.

Ensemble d’un support d’information, quel qu’il soit, des données enregistrées sur ce support et de leur signification, servant à la consultation, l’étude, la preuve ou la trace… Le tout constitue une unité autonome.


Document électronique

Il bénéficie des possibilités de l’informatique : reproductibilité (sur plusieurs écrans en même temps), modification selon le type de code, transmissibilité via les réseaux de communication.


Document hôte

Document comprenant des parties identifiables séparément, tout en étant indépendantes ni physiquement, ni bibliographiquement.


Donnée

Représentation d’une information sous une forme conventionnelle destinée à faciliter son traitement (JO)


Indexation

Processus destiné à représenter, au moyen des termes ou indices d’un langage documentaire ou au moyen des éléments d’un langage libre, les notions caractéristiques du contenu d’un document ou d’une question, en vue d’en faciliter la recherche, après les avoir identifiées par analyse. Les combinaisons possibles des notions identifiées sont représentées explicitement (indexation précoordonnée) ou non (indexation postcoordonnée) en fonction des possibilités du langage documentaire utilisé.


Information

Elément de connaissance susceptible d’être représenté à l’aide de convention pour être conservé, traité ou communiqué (JO). Toute information se caractérise par un contenu (signifiant), un signifié et une forme.

Information literacy

Définition de l’ALA (1989) reprise par l’Ocotillo Information Literacy Group en 1994 : « La culture ou la maîtrise de l’information (information literacy) pourrait être définie comme étant un ensemble d’habiletés permettant d’identifier quelle information est nécessaire, ainsi que de localiser, d’évaluer et d’utiliser l’information trouvée dans une démarche de résolution de problème aboutissant à une communication de l’information retenue et traitée. Cet ensemble peut aussi se présenter comme une série de compétences qui permettent à l’individu de survivre et d’avoir du succès dans la société de l’information […] C’est l’une des cinq habiletés essentielles pour pouvoir intégrer le marché du travail dans l’avenir ».

Lemmatisation

(en rapport avec le web sémantique) identification de la racine d’un terme


Métadonnées

Ensemble structuré de données crées pour fournir des informations sur des ressources électroniques. Elles peuvent remplir différentes fonctions : a) gestion des ressources décrites (suivi du cycle de vie : création, modification, archivage) ; b) informations sur le contenu de la ressource pour en faciliter la découverte, la localisation, l’accès ; c) suivi de l’utilisation et du respect des droits et conditions d’utilisation associés à la ressource. Elles peuvent être exprimées dans le même format technique de codage que celui de la ressource qu’elles accompagnent et être disponibles en même temps qu’elle. Les métadonnées peuvent être écrites actuellement selon plusieurs standards : RDF, TEI, syntaxe « méta » HTML et Dublin Core, DTD EAD…


Portail

Site web dont la page d’accueil propose, en plus d’un moteur de recherche, des hyperliens avec un maximum d’informations et de services sur un thème donné.


Référencement

Ensemble d’opérations visant à favoriser l’accessibilité d’un site web à travers les outils de recherche et les annuaires ou répertoires. Le référencement consiste à : a) organiser les données et leur attribuer des éléments descriptifs (métadonnées) afin d’aider le public cible à découvrir ou retrouver le site ; b) enregistrer le site dans les outils de recherche ; c) exercer une veille sur les effets de cet enregistrement. Ces opérations doivent tenir compte des particularités du public d’une part, des caractéristiques techniques des outils de recherche d’autre part. Les procédés de référencement s’appuient sur les techniques documentaires.

Savoirs apodictiques

Connaissances démontrées par la raison, qui vise la compréhension d’un phénomène (« je sais pourquoi »)


Savoirs assertoriques

Sonnaissances exprimant une vérité de fait, du type définition, ie qui permet de dire « je sais ce que c’est »

Science de l’information

Discipline ayant pour objet d’étude des propriétés générales de l’information (nature, genèse, effets), l’analyse des processus de sa construction, de sa gestion, de sa communication et de son usage, et la conception de produits et systèmes.


Théorie de l’information

Théorie mathématique de la transmission de signaux en tant que grandeurs électriques ou optiques que l’on fait varier au rythme de l’information à transmettre (C. Schannon). Cette théorie a été élargie (Weaver) aux aspects sémantiques liés à la précision avec laquelle les signaux transmis transportent les informations désirées, et à la question de la pertinence de leurs usages.


Thésaurus 

L'AFNOR définit un thésaurus comme une "liste d'autorité organisée de descripteurs et de non-descripteurs, obéissant à des règles terminologiques propres et reliés entre eux par des relations sémantiques (hiérarchiques, associatives, ou d'équivalence). Cette liste sert à traduire en un langage artificiel dépourvu d'ambiguïté des notions exprimées en langage naturel".
Taxonomie : principe de classement hiérarchisant les objectifs du plus spécifique au plus général
Zemblanité : terme d'origine anglaise, inventé par William Boyd, dans son roman Armadillo paru en 1999.
Zemblanité désigne le contraire de sérendipité, c'est-à-dire faire de façon systématique des découvertes malheureuses, malchanceuses, attendues et n’apportant rien de nouveau ». Alexandre Serres conclut son article sur la zemblanité par : "Le nouveau défi posé aux formateurs de la culture informationnelle sera donc celui-ci : comment aider les élèves et étudiants, dans leurs parcours de recherche, à éviter les terres arides et glacées de la zemblanité pour s'épanouir et s'ébattre dans les vertes prairies de la serendipité ?"

Veille

Dispositif organisé, intégré et finalisé de collecte, traitement, diffusion et exploitation de l’information qui vise à rendre une entreprise, une organisation capable de réagir, à moyen et long termes, face à des évolutions ou des menaces de son environnement, que celles-ci soient technologiques, concurrentielles, sociales…


XML ( eXtensible Markup Language)

Langage de balisage extensible basé sur la séparation nette entre le contenu, le style et la structure des documents. XML est un méta-langage, ensemble de règles permettant de définir d’autres langages balisés spécialisés.

 

Ecrire votre commentaire

Vous devez vous connecter pour pouvoir ajouter un commentaire.

Accueil | changements | pages | tags

pages

Créer une page Lister toutes les pages Dernières modifs

Connexion

Code d'accès ou email :

Mot de passe :

mot de passe oublié se créer un compte

KarmaOS : peace and blog

Tags

CNED PPCP TPE ZEP accompagnement_éducatif bureau_virtuel culture_informationnelle curriculum_info-documentaire langue maîtrise_de_l'information orientation politique_documentaire portail pédagogie pédagogue racisme référentiel_de_compétences socle_commun_de_connaissances_et_de_compétences validité_information éducation_aux_médias
tous les tags
MetaWiki : hébergement de wikis, wiki hosting.
diff. hist. edit. admin