Textes officiels
La protection des mineurs :
La circulaire N°2004-035 du 18 février 2004 (BO, n° 9, février 2004) précise les mesures à mettre en œuvre :
- Impliquer l'ensemble des acteurs et usagers (élèves, enseignants, équipes éducatives) par la formation et la sensibilisation aux spécificités de l'Internet
- Responsabiliser les usagers par la signature d'une charte de bon usage des TIC dans l'établissement ou l'école
- Aider les équipes éducatives par la mise en place d'outils techniques permettant de contrôler ou de sélectionner les informations accessibles
B2i collège & lycée :
2 - Adopter une attitude responsable
L’utilisation d’Internet :
B2i collège :
4.3) je sais utiliser les fonctions principales d'un outil de recherche sur le web (moteur de recherche, annuaire...).
B2i lycée :
4.2) je sais utiliser les fonctions avancées des outils de recherche sur internet.
Le socle commun de connaissances et de compétences :
Pilier 4 : La maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication
qui ne fait référence qu’au B2i
Présentation des évolutions & des nouveautés des outils de recherche sur internet
Alexandre Serres a écrit un article très complet sur la question, dont la lecture intégrale me semble indispensable !
http://www2.ac-rennes.fr/savoirscdi/CulturePro/actualisation/Serres/Serres.pdf
Rôle de la documentation & Actions du documentaliste
Source : dictionnaire des concepts info-documentaires, Pascal Duplessis, Ivana Ballarini-Santonocito
Catégorisation des résultats
Concernant la recherche d’information en ligne, certains outils de recherche (par exemple, Kartoo, Exalead, Mapstan) présentent les résultats de la requête sous forme d’un classement par catégories. La répartition des pages pertinentes à l’intérieur de ces groupes est dynamique : elle se fait a posteriori à partir des résultats rapportés et non à partir de thèmes définis par avance, ce qui signifie que les catégories sont générées par le moteur en fonction des résultats. Ces outils se placent dans une perspective de «traitement des résultats» (Serres, 2004-a) qui va au-delà du simple classement par indice de pertinence, lequel, par le mode de calcul propre à chaque moteur de recherche, entretient peu de relations avec le concept de pertinence. Le classement par catégorisation s’en rapproche davantage dans la mesure où il est de nature sémantique et propose des regroupements thématiques générés soit à partir des mots-clés utilisés dans la requête, soit à partir des termes associés proposés par l’outil de recherche lui-même. L’utilisateur peut ainsi affiner sa recherche à partir des résultats obtenus un peu à la manière dont sont utilisés une classification ou un thésaurus.
II. Didact. L’utilisation d’outils de recherche qui présentent un classement par catégorie des résultats d’une requête est particulièrement intéressante pour les utilisateurs novices que sont les élèves dans un nouveau domaine de connaissance. La catégorisation facilite la délimitation et la structuration d’un champ de recherche tout en réinterrogant la représentation que se fait l’élève de son besoin d’information. S’opère ainsi un travail de structuration des connaissances nécessaire pour mener à bien un projet de recherche.
Moteur de recherche
I. Serveur spécialisé permettant l’accès sur le Web à des ressources, à partir de requêtes constituées de mots-clés ou de texte libre et selon différents paramètres.
Ce type d’outil de recherche en ligne explore automatiquement et périodiquement les pages web (et non les sites) et les copie sur des serveurs dédiés. A partir de ceux-ci, des logiciels, appelés spiders ou crawlers, procèdent à une indexation sur tous les mots de la page. Ils constituent ainsi un index qui contient des liens vers les pages web répertoriées.
II. Didact. Les retombées économiques de certains critères responsables du calcul de l'ordre de présentation des résultats, tels le positionnement payant, la publicité contextuelle et les liens sponsorisés nécessitent une prise de conscience par l’élève de l’éventuelle stratégie économique du moteur de recherche. Si l’on ajoute à cela le fait que, contrairement à l’opinion, chaque moteur de recherche n’explore qu’une faible partie du Web, il devient important, pour accroître la pertinence de la recherche et limiter la dépendance à certains serveurs à visée monopolistique, de faire connaître et d'utiliser une pluralité d’outils.
Le choix d’un moteur de recherche s’avère donc une nécessité pour qui souhaite faire correspondre de manière raisonnée l’outil au besoin. Ce choix ne peut avoir lieu qu’à partir de connaissances portant à la fois sur les spécificités des moteurs et sur les caractères qu’ils partagent. Ce dernier point, moins enclin à devoir être perpétuellement actualisé, peut faire l’objet d’un travail plus approfondi, au moyen notamment d’une approche conceptuelle distribuée en trois volets distincts. Le mode d’indexation tout d’abord, qui détermine le rapport entre le Web visible et le Web invisible, le mode d’utilisation ensuite, qui appelle à la maîtrise du concept de syntaxe d’interrogation lors de la requête (mot-clé, opérateurs booléens et autres, filtres et fonctions avancées) et enfin le mode de restitution des résultats, dont dépend finalement la pertinence aux yeux de l’utilisateur et de son besoin d’information.
Métamoteur
Outil de recherche en ligne permettant de lancer simultanément une requête dans plusieurs moteurs de recherche ou répertoires de sites, et même, dans certains cas, dans des agences de presse (Vivismo). Interrogeant ainsi plusieurs bases de données (4 pour Dogpile, 14 pour Ixquick et jusqu’à 65 pour Copernic), ils prétendent à une plus grande exhaustivité. Les métamoteurs ont aussi leurs limites. L’utilisation conjointe de différents moteurs interdit l’usage d’opérateurs spécifiques pour s’en tenir à ceux largement partagés, ce qui écarte la possibilité d’élaborer des requêtes complexes.
Les résultats en provenance des moteurs sont affichés sur une seule page. De même que pour les moteurs, les options d’affichage dépendent de technologies spécifiques à chaque outil et induisent des stratégies particulières qu’il importe de connaître afin de mieux choisir son outil (Voir Tri des résultats ; Moteur de recherche).
Portail
Le portail peut être considéré comme un «site de démarrage», une porte d’entrée à partir de laquelle l’internaute peut commencer sa navigation sur le réseau. Dans le cas d’un portail généraliste, il présente une page unique s’adressant à un public relativement ciblé et proposant divers services Internet susceptibles de l’intéresser : rubriques thématiques, outils de recherche, services d’information (actualité, loisirs, météo, bourse…), outils de communication (messagerie électronique, chat, forum, hébergement de sites personnels…) Le but est alors de fidéliser une clientèle afin de l’attacher «par défaut» aux services commerciaux qu’il propose.
Mais certains portails sont spécialisés. S’adressant à des professionnels, ils donnent accès au patrimoine d’une institution (ministère de Éducation nationale, CNDP, Bibliothèque nationale, CNRS), à ses différents services, à ses ressources et à son actualité.
Françoise Auboin (2001), évoquant ce que pourrait être un portail pédagogique à l’intérieur de l’établissement scolaire, résume ainsi sa finalité : permettre l’accès à des ressources sélectionnées sur le Web pour répondre aux besoins spécifiés des élèves, lesquelles ressources sont présentées de façon structurée.
Répertoire de sites
Le répertoire de sites, ou annuaire de recherche (angl. Directory), est un serveur offrant un inventaire de sites référencés, classés par catégories et accessibles par un lien hypertexte. Cet outil de recherche se distingue principalement des moteurs de recherche par le mode de présentation et d’indexation des ressources référencées.
Les ressources sélectionnées se présentent sous la forme d’un classement thématique structurant les sites selon leurs sujets. La catégorisation proposée, organisée par un humain, permet à l’utilisateur une exploration hiérarchisée et en profondeur, le menant du plus général au plus spécifique. La réussite de la recherche dépendra donc en grande partie de la pertinence de la structuration de l’inventaire.
S’agissant de l’indexation, si les moteurs de recherche indexent automatiquement la page web, le référencement, dans un répertoire se fait, quant à lui, par un documentaliste qui indexe le site entier et ce, sur la demande du responsable de ce site (procédure de soumission de site). Ainsi la différence porte d’une part sur l’unité documentaire visée et, d’autre part, sur le mode d’indexation utilisé.
Dans la réalité, cependant, les répertoires présentent de nombreux défauts qui les rendent moins intéressants que les moteurs (Roger Hourmant & Joao Luis Rosas, 2002). Parmi ceux-ci, leur très faible taux de couverture du Net, une faiblesse due justement aux exigences de l’indexation humaine, et qui oblige à consulter plusieurs répertoires. Rappelons encore la nécessité, pour être efficace, d’un classement logique, ce qui fait que de nombreux répertoires sont des outils inutiles. Le recensement des sites est un autre talon d’Achille : puisque seuls les sites soumis au répertoire par leurs propriétaires deviennent visibles, moyennant même quelques fois finance. Cela peut expliquer par ailleurs la présence, dans les premiers résultats affichés, de sites commerciaux. Ajoutons à cela que les répertoires généralistes peuvent pâtir d’un plus faible ancrage sur l’actualité ou bien encore préférer l’exhaustivité plutôt que la pertinence dans la sélection effectuée (Icarish, 2005).
II. Didact. Au versant procédural, le recours aux répertoires semble devoir être réservé à des recherches d’ordre général, dans la mesure où ceux-ci pointent surtout des sites traitant d’un seul sujet et constituant ainsi une base de départ pour le chercheur débutant. Leur consultation peut même être proposée aux premiers temps du questionnement du sujet de la recherche, tant par le besoin ressenti de devoir dégrossir le sujet que par la découverte du contexte sémantique qu’offre la structuration interne des catégories des répertoires.
Au versant conceptuel, cette entrée par la structuration sémantique ouvre au concept d’arborescence, i.e. aux représentations hiérarchisée des structures logiques propres aux classifications. Ce même concept sert de charpente aux thésaurus.
Web invisible
I. Le Web invisible constitue l’énorme partie du Web qui reste inaccessible aux outils de recherche d'information en ligne. Selon les estimations chiffrées, le Web invisible est de l’ordre de 300 fois à 550 fois plus important que le Web visible. Il existe des raisons objectives à cela, liées aux limites des robots responsables de l’indexation automatique des pages web. Il existe encore des raisons subjectives à l’existence du Web invisible, liées, selon Marie-France Blanquet (2005-a), à l’ignorance du récepteur et à ses comportements passifs, voire aveugles. C’est dire les enjeux d’un enseignement raisonné de l’information à l’école.
II. Didact. Le concept de Web invisible contribue à forger la pensée critique en amenant à relativiser la portée fonctionnelle des outils de recherche d'information en ligne d’une part, et, d’autre part, à contenir ce fantasme d’accessibilité totale au savoir, lequel est souvent confondu avec l’information. Il encourage et valide donc l’effort qui consiste à optimiser sa recherche en recourrant, par exemple, à différents outils de recherche et en maîtrisant mieux la syntaxe de la requête.
Tags : moteur_de_recherche portail annuaire meta-moteur
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- quoi_de_neuf_a_la_doc : Quoi de neuf à la doc ?, Cahiers pédagogiques, mai 2002, 404
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